Du neurone au réseau
Tu connais déjà le neurone
Un neurone artificiel : somme pondérée des entrées + fonction d'activation non linéaire. Somme pondérée + sigmoïde… c'est la régression logistique de la leçon 5.2 ! Un réseau de neurones, c'est des régressions empilées — et c'est l'empilement qui change tout.
Pourquoi empiler ? La non-linéarité composée
Sans activation non linéaire, empiler des couches linéaires resterait… linéaire (le produit de matrices est une matrice). L'activation (aujourd'hui ReLU : max(0, x), brutale et efficace) casse la linéarité, et l'empilement compose des représentations de plus en plus abstraites :
image → [couche 1: contours] → [couche 2: formes] → [couche 3: "oreille de chat"] → chat/chien
C'est LA rupture avec le ML classique : plus besoin de fabriquer les features à la main — le réseau les apprend. Le prix : beaucoup de données, beaucoup de calcul, et une interprétabilité en berne.
L'anatomie d'un réseau (vocabulaire de survie)
- Couche dense / linéaire : la brique
X @ W + b(module 2 !) ; - Activation : ReLU entre les couches, sigmoïde/softmax en sortie (proba d'une ou plusieurs classes) ;
- Profondeur / largeur : nombre de couches / neurones par couche — la « capacité » du modèle ;
- Paramètres : tous les W et b — de milliers (petit MLP) à milliards (LLM).
Quand le deep vaut le coût
Réflexe honnête du MLE : le deep learning s'impose sur le non-structuré (texte, image, audio, séries complexes) et quand la volumétrie est là. Sur une table de 50 000 lignes × 30 colonnes, XGBoost gagnera — plus vite, moins cher (leçon 5.3).
Un neurone artificiel unique équivaut à…