Arbres, forêts et gradient boosting
L'arbre de décision : des if imbriqués appris
Un arbre apprend des règles : si usage < 0.3 et tickets > 4 → churn probable. L'algorithme choisit à chaque nœud la coupure qui sépare le mieux les classes. Forces : zéro préprocessing (pas de normalisation !), gère les features hétérogènes, ultra-lisible. Faiblesse : un arbre seul overfitte dès qu'on le laisse pousser.
La sagesse des foules : bagging et boosting
Deux stratégies d'ensemble transforment cet apprenant fragile en champion :
- Random Forest (bagging) : des centaines d'arbres entraînés sur des échantillons aléatoires en parallèle, vote final. Réduit la variance — robuste et sans réglage ;
- Gradient boosting (XGBoost, LightGBM, CatBoost) : des arbres entraînés en séquence, chacun corrigeant les erreurs résiduelles du cumul précédent. Réduit le biais — le champion des compétitions et de la prod tabulaire.
Le fait d'armes à retenir
Sur les données tabulaires (tables métier : clients, transactions, capteurs), le gradient boosting bat encore régulièrement le deep learning en 2026 — pour une fraction du coût d'entraînement et de serving. Le réflexe professionnel : baseline logistique → XGBoost → et seulement si le gain le justifie, du deep. Le deep learning règne sur le non-structuré (texte, image, audio) ; le boosting règne sur les tables.
Les hyperparamètres qui comptent (boosting)
n_estimators(nombre d'arbres) +learning_rate: plus d'arbres plus petits pas généralise mieux ;max_depth(3-8 typiquement) : la profondeur contrôle la complexité de chaque correcteur ;early_stopping: arrêter quand le score de validation stagne — l'anti-overfit gratuit.
Différence fondamentale entre Random Forest et gradient boosting ?