learn.chetana.fr

Tokenization & embeddings

13 min readCore

Étape 1 : le texte en tokens

Un modèle ne lit pas des lettres : il lit des tokens, des fragments fréquents appris par compression statistique (BPE : on fusionne itérativement les paires de caractères les plus fréquentes). « anticonstitutionnellement » → anti|constitution|nellement ; « chat » → un seul token.

Pourquoi ça TE concerne directement :

  • la facturation des API LLM est au token (~4 caractères/token en anglais, plus en français) ;
  • la fenêtre de contexte est en tokens — « 128k » = tokens, pas mots ;
  • les bizarreries des LLMs (compter les lettres, arithmétique) viennent souvent de là : le modèle ne voit jamais les caractères.

Étape 2 : les tokens en vecteurs — les embeddings

Chaque token est associé à un vecteur dense appris (768 à 4096 dimensions). La propriété magique : la géométrie encode le sens — les mots proches de sens ont des vecteurs proches (cosinus, module 2 !), et des directions capturent des relations (le vieux roi - homme + femme ≈ reine).

Les embeddings de phrases/documents (via des modèles dédiés) sont le moteur de la recherche sémantique : indexe les vecteurs de tes documents, encode la question, cherche les plus proches. C'est la moitié du RAG (leçon 7.3), et pgvector le fait dans ton Postgres.

🐍 À toi de jouer
🧩 Quiz1/3

Pourquoi les API LLM facturent-elles au token ?

🃏 Flashcards1/4